D’abord, il faut savoir que les insectes qui vont venir dans cet hôtel ne sont pas agressifs. Ce sont principalement des abeilles solitaires qui comme leur nom l’indique vivent toutes seules et s’occupent juste d’une galerie pour pondre leurs œufs. Elles sont pacifiques.

D’autres insectes s’y installeront aussi peut-être comme des forficules (perce-oreilles), des papillons, des chrysope, des coccinelles.

Un matériel utile pourrait être le sable mis dans des cache-pots (pot de fleur) ou de la paille déchiquetée ou de la laine de verre (attention !!! ce dernier matériel est à manipuler avec des gants)

On pourra collecter des briques creuses de toutes les tailles mais elles doivent êtres fermées ou bouchées avec de la terre argileuse, par ex., à l’arrière de celles-ci. Les abeilles solitaires détestent les courants d’air pour installer leur chambre de ponte.

Des bûches percées de trous de différentes tailles (de 3 à 15 mm.) et d’une profondeur de 10 cm seront utiles aux abeilles solitaires. Mais ne pas percer la bûche de part en part pour les même raison que les briques. Il y a 260 espèces d’abeilles solitaires de toutes les tailles chez nous. Chacune y trouvera un logement adapté à sa taille. Attention !!! Prendre du bois dur pour le faire (chêne, châtaignier, hêtre, robinier faux-acacia, charme) et pas de bois tendre (pin, peuplier) qui gonfle à l’humidité et pas non plus de bois traité aux produits chimiques.

Vous pouvez confectionner des petits fagots de tiges creuses dont le diamètre intérieur doit être de 2 mm. à 12 mm. On peut mélanger les tiges de diamètres différents. Leur longueur sera de 15 cm. Pensez aux tiges de bambou, aux cannes de Provence, aux roseaux, à la paille des céréales, au sureau, au fusain et au Buddléia (l’arbre à papillons) que vous allez lier avec de la ficelle en sisal ou en chanvre ou bien avec du fil de fer.

Il faudra boucher une extrémité des tiges avec de l’argile délayée dans de l’eau puis laisser sécher ou bien il faudra couper la tige à un nœud (bambou et roseau) et le tour est joué !

Un peu de carton et de papier froissé pour remplir les espaces vides des nichoirs à destination des chrysopes (la demoiselle aux yeux d’or), des pommes de pins pour les coccinelles.

Texte et photos : Damien Hubaut, membre bénévole du PCDN de Rebecq, éco-pédagogue aux Cercles des Naturalistes de Belgique, asbl. : www.cercles-naturalistes.be